Les casinos en ligne occupent actuellement une place de plus en plus importante dans l’univers des jeux. Ces maisons de jeux virtuelles étant particulièrement faciles d’accès pour les amateurs de jeux de paris. Si l’on sait que les jeux d’argent sont régis par des lois bien précises, qu’en est-il des jeux virtuels? Cette activité est-elle légale et qu’en est-il des joueurs qui y participent? Dans la majorité des pays, l’ouverture d’une maison de jeux ne peut se faire qu’avec l’accord de l’État. Notamment en France, selon la loi du 15 juin 1907, elle requiert une demande formulée par une station climatique, thermale ou balnéaire et, selon la loi du 5 janvier 1988, elle peut également se faire si la ville choisie pour l’ouverture est habitée par plus de 500 000 personnes et possède en même temps un orchestre lyrique ou un opéra. Dans tous les cas, cette ouverture de casino ne peut se faire qu’avec l’approbation du Ministère de l’Intérieur. Il est cependant à noter que cet accord d’ouverture ne concerne que les maisons de jeux réelles, mais n’est pas délivré aux casinos en ligne. Ceux-ci, ne respectant pas les critères imposés par l’État, sont ainsi considérés comme illégaux. La loi du 12 juillet 1983 indiquant d’ailleurs que toute participation à la tenue d’un casino librement accessible au public, est sanctionnée de 30 000 euros d’amende et de deux années d’emprisonnement. En dehors de la France, d’autres pays comme l’Italie, les Pays-Bas ou encore les États-Unis appliquent également les mêmes règles et considèrent les casinos en ligne comme irréguliers. Notamment aux États-Unis, les autorités indiquent que, bien que ludiques, les jeux de paris en ligne peuvent constituer une des principales sources d’actions frauduleuses et d’arnaques en ligne. Elles jugent ainsi nécessaire, pour la sécurité de tous, que ces jeux soient définitivement interdits sur leur territoire. Des mesures plus strictes sont alors prises par le gouvernement américain pour stopper ce phénomène de jeux de paris en ligne. Entre autres, l’État a décidé d’interdire aux banques tout transfert d’argent lié à ces derniers et, étant donné que le paiement en ligne se fait la plupart du temps par Carte Bleue, les joueurs n’auront plus ainsi accès à ces jeux virtuels. Il est toutefois à souligner que l’interdiction des jeux en ligne, imposée par ces différents pays, implique également que, même si les serveurs sont basés en dehors du territoire, toute participation localisée à l’intérieur des pays constitue un acte illégal. En 2003, les Pays-Bas ont entre autres déposé plainte contre 21 sociétés de jeux en ligne étrangères, localisées dans 10 pays. La société Lotto, responsable de l’organisation des jeux de paris aux Pays-Bas, ayant constaté que ces maisons de jeux virtuelles offraient libre accès aux joueurs néerlandais. Suite à une analyse minutieuse des faits, la Cour d’Arrnhem a décidé, le 1er juillet 2003, de condamner ces casinos en ligne à interdire l’accès à leurs jeux à ces derniers. La loi néerlandaise indiquant que, tant que ces activités sont accessibles depuis les Pays-Bas, elles devront se soumettre aux règles en vigueur. Ces dernières interdisant formellement ces jeux d’argent en ligne. Mais qu’en est-il des joueurs qui y participent? Étant une activité ludique, les jeux de paris en ligne peuvent être joués par toute personne ayant atteint l’âge de la majorité. Tout amateur de ces jeux peut ainsi miser sur ces casinos et y jouer, tant qu’il n’est pas mineur. Cependant, étant donné que ces maisons de jeux en ligne sont interdites dans plusieurs pays, en dehors du Canada, de l’Australie, de l’Antigua, ou encore du Costa-Rica, quelques points importants sont à considérer. Selon l’article 121, alinéas 6 et 7, du code pénal français, un joueur en ligne particulièrement actif peut en effet courir le risque d’être jugé complice de ces maisons de jeux virtuelles et peut, par conséquent, être condamné selon la loi du 12 juillet 1983. Il est également à noter que l’État ne peut pas assurer la sécurité des joueurs, notamment dans les pays où ces jeux sont interdits. Ceux-ci devront ainsi assumer le risque d’être arnaqués en ligne. L’article 1965 du code civil indiquant que tout problème d’argent, lié à des activités non-autorisées, ne pourra en aucun cas être sujet à une action en justice. La prudence demeure ainsi de mise pour les inconditionnels des cybercasinos.